Brève chronologie

2012 Voir et être vu
Les Journées photographiques de Bienne 2012, miroirs de notre ère numérique: le boom des réseaux sociaux et la demande fortement croissante de technologies de surveillance entraînent de nombreux artistes nationaux et internationaux vers des projets photographiques critiques et de grande qualité (23 expositions). Une fois de plus, le public répond présent: 6300 visiteurs partent à la rencontre de la photographie contemporaine. Les innovations supplémentaires apportées à la 16ème édition du festival, tel le Meeting Day (événement professionnel avec lectures de porfolios) ou la Grange Verdan comme nouveau lieu d'exposition, ont contribué à son succès. Le "Rado Star Prize Switzerland at Biel/Bienne Festival of Photography" est aussi organisé pour la première fois. La Journée des photographes devient également de plus en plus prisé. Les Journées photographiques de Bienne continuent à se profiler comme un festival pour la photographie nationale et internationale émergente, exposant de nombreuses oeuvres réfléchissant sur le médium lui-même. Les Journées photographiques sont sélectionnées pour participer à la foire de photographie contemporaine nofound photo fair, à Paris.

2011 Le temps fait son oeuvre
Comme le titre le laisse deviner, le festival se consacre pour son 15ème anniversaire au temps et à ses implications. À travers 26 expositions, les photographes contemporains invités illustrent l'effet du temps, au niveau de la technique photographique ou du contenu des images exposées. Mais le temps fait aussi son oeuvre aux Journées photographiques. L'édition de cette année, en comparaison de la précédente, voit non seulement le nombre d'expositions enrichi de plus d'un quart et celui des manifestations de plus de moitié, mais aussi un taux de 50% d'exposants internationaux. Les Journées photographiques atteignent désormais une envergure et une renommée internationale des plus grandes: avec 6000 visiteurs, la fréquentation bat cette année encore un record. Au mois d'octobre, les Journées photographiques de Bienne participent au festival américain Atlanta Celebrates Photography.

2010 collatéral
Sous le titre «collatéral», jeunes photographes prometteurs et talents confirmés proposent des regards hors des sentiers battus sur des thématiques comme les attentats du 11 septembre 2001, les stars du rock, ou encore la question du réchauffement climatique. Les 21 expositions se tiennent dans différents lieux de la ville de Bienne, dont 5 espaces d’exposition inédits. Le festival qui accueille toujours plus d’artistes internationaux est fréquenté par 5'000 visiteurs. Un programme-cadre varié composé de soirées de projections, d’un concours, de visites commentées à thème connaît un succès sans précédent avec plus de 500 participants.

2009  Bande à part 
Traitant du thème de la société et des individus, le thème de 2009 a particulièrement intéressé le public qui s’est rendu en nombre encore plus grand aux Journées photographiques de Bienne (4800 visiteurs). Le public de la médiation culturelle est également croissant, dans la même proportion (20 % de plus). Sans renoncer à la collaboration avec des festivals étrangers, les Journées photographiques invitent désormais des photographes internationaux à Bienne: un tiers de la participation est internationale en 2009. Le caractère inédit de deux tiers des séries exposées renforce également l’intérêt de la manifestation. Un concours photo tout public est organisé pour la première fois, il suscite un très grand intérêt (115 participants de Suisse et d’ailleurs).

2008  Make believe. Photographie mise en scène 
Les efforts de communication initiés en 2007 portent leurs fruits. Ce sont 4000 visiteurs qui visitent les 20 expositions réparties entre les musées et la vieille ville de Bienne: une augmentation de 10%. Un programme de médiation culturelle, mis en place pour la première fois, attire un très grand nombre d’intéressés avec 22 visites et ateliers. Des interviews audio des photographes sont également proposées pour la première fois aux internautes. La moitié des séries de photographies présentées est inédite. Les collaborations avec d’autres festivals de photographie se poursuivent, en Suisse et à l’étranger. Un échange d’expositions a lieu avec la Biennale dell’immagine de Chiasso, et trois photographes de l’édition 2007 ont représenté les Journées photographiques de Bienne au festival international de photographie F-Stop à Leipzig en juillet 2008. Le travail de Sarah Girard y est même couronné d’un prix.

2007  Non-Lieu 
La première édition pour la nouvelle direction composée d'Hélène Joye-Cagnard et Catherine Kohler. Les 19 expositions présentant diverses facettes du thème du non-lieu ont attiré un large public qui a particulièrement apprécié cette ouverture et la possibilité de découvrir de jeunes photographes suisses encore peu ou pas exposés jusqu’ici. 3500 visiteurs de la Suisse entière se sont déplacés à Bienne, un chiffre équivalent à 2006, mais sur une durée réduite. L’offre de visites commentées a remporté un franc succès. L’édition 2006, « Die Rückkehr der Physiognomie/Retour sur la physionomie », est présenté à Cracovie en 2007 dans le cadre du Mois de la photographie.

2006  Retour sur la physionomie 
Les Journées photographiques de Bienne fêtent leur dixième anniversaire en mettant l’humain au centre de leur thématique. A cette occasion, la Fondation suisse pour la culture Pro Helvetia et le CentrePasquArt présentent l’exposition PHOTOsuisse. Ce sont ainsi 57 photographes qui sont montrés à Bienne, dans 13 lieux. A l’occasion d’un projet de collaboration initié en 2006, deux photographes renommés d’Afrique australe participent également à cette dixième édition : Nontsikelelo ,Lolo’ Veleko et Sérgio Santimano. Un hommage est encore rendu à la tradition bien connue du Photomaton, permettant aux visiteurs d’adjoindre leur physionomie à celles exposées et un programme de manifestations et performances accompagne les expositions, dont une grande fête anniversaire. Cette édition est la dernière de Barbara Zürcher.

2005 « on the road… again »
2005 est consacrée au thème de la mobilité. Pour mettre le visiteur en mouvement, des projets en extérieur agrémentent son parcours, notamment une promenade visuelle. La collaboration biennoise se poursuit, à la fois par « Das Gesicht bewahren – « Conservez ce visage ! » » un projet historique sur les anciens ateliers ou magasins actuels de photographie, ainsi que par la rebaptisation de la ruelle des Photographes. Les partenariats extérieurs ne sont pas en reste, en Suisse et à l’étranger : les Journées photographiques 2005 font une halte sous une forme réduite en 2006 la Haus für Kunst Uri à Altdorf, au Festival Photofesta de Maputo (Mozambique), et en 2007, à Johannesburg (Afrique du Sud) au Photo Market Workshop.

2004  De la vie à la mort – de la mort à la vie 
Pour leur huitième édition, les Journées photographiques intègrent un nouveau quartier, celui de la gare et présentent des reportages de longue durée. Un hommage est rendu au célèbre reporter Werner Bischof, à l’occasion du cinquantième anniversaire de sa mort. Les Journées photographiques poursuivent dans la voie des coopérations en accueillant l’exposition itinérante sur le thème de l’émigration italienne en Suisse « Il lungo addio ». La population biennoise est également invitée à participer à l’exposition « Se marier à Bienne ». Pour la première fois, un catalogue de l’édition en cours est édité, et cela sera de règle désormais, en partenariat avec la maison d’édition berlinoise etc. publications. Grâce à cette collaboration et à l’ambassade suisse de Berlin, les Journées photographiques 2004 sont ensuite présentées en 2005, sous une forme réduite, à Berlin. Les Journées photographiques se comprennent désormais comme une plateforme pour diffuser la photographie suisse.

2003  Auf den Spuren der Zeit 
2003 est une année de transition. Une nouvelle directrice est nommée, Barbara Zürcher. Les Journées photographiques s’associent à la manifestation mise sur pied par les trois musées biennois « musées.03 Spuren-Traces » en proposant des photographies sur les thèmes du temps, du mouvement, et de la mode. Un choix de photographies de la collection des arts visuels de la Ville de Bienne est également exposé. Le Filmpodium s’associe à la manifestation et le fera désormais chaque année.

2002  Pouvoir et liberté 
Pour la sixième édition, les synergies sont cette fois cherchées avec Expo.02. Les Journées photographiques sont présentes dès le 15 mai sur l’Arteplage de Neuchâtel avec l’exposition « Copy & Paste », puis dès le 31 mai au CentrePasquArt, dans l’exposition « A la carte », conçue par le PhotoforumPasquArt qui a invité toutes les institutions photographiques de Suisse pour y présenter chacune une exposition de son choix. Le 20 juillet à l’aube, a lieu à Neuchâtel, en partenariat avec les Arteplages de Neuchâtel et du Jura, une performance de Spencer Tunick. Dès le 6 septembre, le festival s’ouvre à Bienne, reprenant la thématique de l’Arteplage de Bienne : « Pouvoir et liberté ».

2001  Paysage(s) / la nature des choses 
La cinquième édition inaugure une volonté d’ouverture. Dans le cadre du projet européen « Cosa mentale / paysage(s) », une série d’expositions consacrées à la question du paysage dans l’art contemporain, les Journées photographiques sont invitées à présenter une exposition à Paris, et accueillent deux expositions collectives de deux curateurs invités. Pour marquer les cinq années d’existence, un catalogue paraît. 2001 voit également les Journées photographiques recevoir de la Ville de Bienne une Distinction pour mérites exceptionnels dans le domaine de la culture.

2000  objectif subjectif 
Dès 2000, les trois musées biennois - le Musée Schwab, le Musée Neuhaus et le PhotoforumPasquArt -, offrant des conditions d’exposition professionnelles, sont désormais partie prenante de la manifestation qui reste cependant une organisation indépendante. Des photographes internationaux exposent dans le cadre de la thématique générale de l’exposition, à savoir « la nature du rapport qu’entretiennent photographie, réalité et imaginaire créateur ».

1999  Lorsque les images s’arrêtent… 
Le médium photographique est cette fois au centre de cette troisième édition qui s’intéresse aux rapports entre la photographie et le cinéma, à la technique et à la forme de ce type d’images. Le festival a trouvé sa vitesse de croisière : une thématique accompagnée des coups de cœur des organisateurs, d’une carte blanche et d’animations telles des conférences, ce qui représente une vingtaine de photographes internationaux dans une quinzaine de lieux répartis dans la vieille ville. Une exposition exclusive rend hommage au cinéaste Stanley Kubrick qui commença sa carrière en tant que photographe. Devant le nombre croissant de visiteurs, les Journées photographiques avouent leur ambition de faire de Bienne un centre de l’image.

1998  Sud et migration 
Les préoccupations des organisateurs tournent en 1998 à nouveau autour de la photographie de reportage, dans les pays méditerranéens, mais aussi à Cuba, en Iran, chez les Roms de Roumanie ou les anabaptistes. La vieille ville est plus intensivement occupée par la photographie, de nombreux endroits inédits se transformant en galerie éphémère. La participation est internationale. Les Journées photographiques sont animées par des conférences, des projections, et un bistrot des Journées. Le nombre d’expositions double : une vingtaine, dont une exposition collective du magazine culturel français « Les Inrockuptibles ».

1997 Journées photographiques de Bienne
Les premières Journées photographiques de Bienne sont organisées à l’initiative de deux associations biennoises œuvrant pour la photographie, Fous d’images (né la même année, en 1997) et le PhotoforumPasquArt (créé en 1984). Ces premières Journées photographiques montrent une petite dizaine d’expositions, à vocation internationale, dont l’exposition collective « Mémoires du Vietnam », dans la vieille ville de Bienne et au PhotoforumPasquArt. Conférences, fête aux images, brocante, vente aux enchères, cours pour enfants rythment de manière festive ce premier festival. La manifestation qui veut « favoriser la découverte de plusieurs facettes de la photographie » attire nombre de personnes de l’extérieur et la presse pressent Bienne comme une future « capitale de la photographie ».